Notre histoire

Notre histoire

Découvrez-la en vidéo !

  • Partie 01, présentation
  • Partie 02, les vendanges
  • Partie 03, rencontre avec un négociant
  • Partie 04, fabrication
  • La rencontre avec la vigne date des vendanges 2005, en Bourgogne sur la côte de Nuits, à Gevrey Chambertin… Là bas, François Perrot m’a fait confiance et transmis les rudiments du métier, à grands coups de “on verra “ et autres “faut se le cogner (le boulot, sic)” ; j’y suis resté trois ans, le pli était pris !

    Moins de 10 ans plus tard, en 2014 (et après quelques péripéties), l’installation à Faverolles en Berry se fait, sur une surface de 4,15 hectares.
    Entre-temps j’ai travaillé chez plusieurs vignerons, en bio, biodynamie en conventionnel aussi, sur les bords du Cher, un des berceaux des vins du re-nouveau.

    Le choix de la bio s’est imposé tout naturellement, sans la moindre hésitation et depuis le début. Les vignes ont été reprises à Jacques Nérault, un ancien du village, qui a tout planté avec son père, en travaillant le sol de manière ancestrale, dès la plantation, pour que les pieds racinent profond et aillent chercher le manger et le boire au plus loin dans les tréfonds des sols…

    Concrètement

    Nous sommes à Faverolles-en-Berry, à 15 min du zoo de Beauval, au bord du val de Loire, sur les terres de l’appellation Valençay, un vignoble injustement méconnu mais aux multiples atouts. Des dizaines d’hectares de vignes que comptait le village il y a cinquante ans, seuls une vingtaine subsistent encore…

    Les potences et quais de déchargement parsèment le paysage, témoins d’une intense activité aujourd’hui presque disparue. Notre vignoble couvre une surface de 4,15 hectares sur lesquels se côtoient 13 cépages locaux qui sont : sauvignon blanc, sauvignon rose, côt, cabernet franc, cabernet sauvignon, pinot noir, pinot d’Aunis, grolleau, orbois blanc (menu pineau), gamay beaujolais, gamay chaudenay, gamay fréau et gamay de bouze. Avec également des raisins de table, des pieds mères de porte greffes, des pieds de vigne “hybrides” (souvent interdits dans les AOC…) des vergers de pommes poires et des églantiers.

    Elles sont vieilles, voire très vieilles les vignes (plantées dans les années 30 jusqu’aux années 90) ! Tout cela sur 3 parcelles bien distinctes, autour de Faverolles côté nord, avec des pentes orientées au sud, sur des sols d’argile caillouteux qui coiffent une épaisse couche de calcaire… Les vignes ont ainsi accès à tous les éléments minéraux nécessaires à leur épanouissement.

    Notre approche du travail

    Nos vins sont vivants ;  comme nous tous, ils changent avec le temps !

    On recherche la maturité parfaite pour les raisins ; ni trop ni trop peu, c’est la priorité ! Les gros rendements ne sont pas forcément l’objectif recherché (mais bon, on est bien contents quand il y a beaucoup de raisins …!) ; on préfère la qualité à la quantité. Et pour cela, on accompagne la vigne plus qu’on ne la stimule, on lui donne les moyens d’amener les raisins en bout de cycle, dans le meilleur état sanitaire possible ; avec de beaux raisins bien sains, la vinification pourra se faire naturellement, les levures indigènes pourront s’exprimer plus facilement.

    Les travaux de taille, on les fait le plus tard possible, selon le vieil adage des anciens : taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de Mar’. Les sarments de vigne sont broyés, après avoir été tirés et placés en andins ; on restitue ainsi une partie de carbone dit stable au sol, il sera absorbé avec le temps et l’action de la faune microbienne… une dégradation rapide indiquera une belle activité organique.

    Avant le débourrement des premiers bourgeons, on va épandre de la fumure organique, qui nourrira le milieu, qui nourrira la vigne. Avec les beaux jours, on effectue les travaux “en vert”, ébourgeonnage, binage, relevage, palissage, on trouve aussi du temps pour faire des “sauterelles” (un autre nom pour parler du marcotage ou encore du provinage -terme très utile pour les joueurs de scrabble…)

    Les traitements

    N’oublions pas d’aller “traiter” les vignes !

    En AB, nous n’utilisons que des produits dits de contact, qui vont avoir une action préventive ; très concrètement, on parle surtout du soufre et du cuivre, auxquels nous allons ajouter de l’ortie et de la prêle.

    Alors pour ça, plusieurs étapes, plusieurs passages ; les premiers traitements sont faits très tôt, quand les bourgeons sont tout petits. A ce moment-là, on passe avec la pompe à dos, et on traite juste les bourgeons ; à ce stade, on utilise une tisane d’ortie et une belle dose de soufre. Les premiers passages sont les plus importants, s’ils sont bien positionnés et bien menés, les bourgeons pourront se développer sans trop craindre les champignons ; l’azote contenu dans la tisane d’ortie leur donnera aussi de la force pour affronter les coups de gel qui les menacent en début de printemps… Par la suite, on regarde la météo avec le souci de traiter avant les pluies, et s’il ne pleut pas, pas besoin de traiter. On cherche à stimuler un milieu qui va s’équilibrer de lui-même, avec la faune et la flore naturellement présentes, on considère chaque individu pour ce qu’il apporte au biotope, le lierre, les fourmis, les coccinelles, le blaireau (qui bien souvent se régale des raisins de table avant qu’on ne les cueille… il est fort le blaireau !), les poiriers au milieu des rangs de vignes…

    Les vinifications

    Après avoir passé beaucoup de temps et donné beaucoup d’attention aux vignes, on continue de bichonner le raisin dans la cave, en stimulant les levures indigènes présentes sur le raisin et autour de nous dans l’air ambiant.

    Là encore notre approche consiste à laisser les choses se faire en leur donnant les meilleures conditions de réussite ; contrôle des températures et de l’avancée des fermentations, on accompagne le processus et faisons confiance au raisin ; on utilise des cuves en fibre pour rester au plus près du fruit et, pour le millésime 2020, un peu de barrique. Les fermentations peuvent prendre du temps, beaucoup de temps mais qu’importe, du temps on en a ! Et puis nous avons choisi de ne pas accélérer la nature, et nos vins arrivent quand ils sont prêts…